Bidouille et Violette - Intégrale

Bernard Hislaire
Glénat
1996

Résumé :
Avant Yslaire, il y a eu Hislaire, l'auteur romantique de Bidouille et Violette qui marqua le début des années 80 en paraissant dans les pages de Spirou. Quatre épisodes, de longueurs inégales, plus de 250 pages dont certaines non reprises dans les albums publiés par Dupuis, près de 40 pages de textes et illustrations parues dans l'hebdo mais remises aujourd'hui dans leur contexte. Cadeau de St-Valentin, nostalgie des lecteurs de la série ou itinéraire d'un auteur qui allait se révéler auprès d'un public beaucoup plus vaste avec Sambre, cette intégrale de Bidouille et Violette ne laissera personne insensible.Qui pourrait l'être aux premiers émois et amours d'adolescents fragiles ?

Mon avis :
Une histoire d'amour, ce n'est pas vraiment pas mon genre. Pourtant... Celle-ci, je l'ai découverte quand j'étais enfant. À l'époque, je n'avais lu que les trois premiers tomes, Les Premiers Mots, Les Jours Sombres et La Reine des Glaces. Je n'avais jamais lu La Ville de Tous les Jours qui se trouvait être le volet le plus triste de la série.

En gros, Cette quadrilogie raconte l'histoire de deux ados qui ne savent pas comment se dire qu'ils s'aiment. Ils sont maladroits et timides, mais il finissent par oser se déclarer leur flamme. Mais s'ensuit les soucis d'amoureux, les peurs, les jalousies, les doutes, les angoisses... De tome en tome, l'histoire s'assombrit, le coeur se fend, le doute s'installe. On est mal avec eux parce qu'on se rappelle nos émois d'adolescent.
Je me souviens que quand j'étais petite, je ne comprenais pas aussi bien toutes les subtilités émotionnelles de l'histoire, certaines choses m'échappaient complètement. Mais en grandissant, tout est devenu limpide. Autant le dire tout de suite, l'histoire se termine mal, du moins, c'est ce qu'aime à faire croire l'auteur, terminant son dernier tome avec un accident dont on ne connait pas la suite des évènement... Mort ? Ou pas... ?

Coup de cœur particulier pour le 3e tome, La Reine des Glaces. Je me souviens qu'enfant, cette histoire un peu surnaturelle me faisait rêver. Bien que toutes les histoires sont drôles et tristes en même temps, touchantes dans tous les cas.

Au-delà de l'histoire, je dois avouer que j'aime aussi énormément le style de dessin. Je me doute que cela ne doit pas plaire à tout le monde car c'est vraiment un genre particulier, mais au moins nous ne sommes pas trompé par une couverture qui offre un autre style comme cela arrive parfois avec la bande dessinée. Ici, on sait directement à quoi on aura droit.
La BD est également intégralement en couleur même si certaines éditions étaient en noir et blanc.


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